Hydrogéologie de l’Anjou

Hydrogéologie de l’Anjou
En hydrogéologie comme en géologie, l’Anjou se répartit en 3 grands domaines :
- A l’Est, la partie occidentale du Bassin Parisien, représenté essentiellement par les formations de la fin du Crétacé, dans lesquelles existent des nappes d’extensions régionales ;
- A l’Ouest, le socle armoricain représenté par des formations volcaniques et/ou métamorphiques, où les ressources en eau sont omniprésentes mais généralement modestes ;
- Traversant le département de part en part, la vallée de la Loire présentent des alluvions majoritairement sableuses, qui constituent une nappe stratégique.

1 – A l’Est, dans les terrains sédimentaires du Bassin Parisien, on trouve plusieurs nappes superposées :
- Une nappe phréatique dans les terrains de surface (sable plus ou moins argileux de l’ère Tertiaire…). Il s’agit d’une nappe vulnérable, peu productive à moins qu’elle ne soit dans les faluns ;
- La nappe séno-turonienne, potentiellement productive lorsqu’elle remonte jusque dans les sables Sénoniens (fin du Crétacé), lorsque le tuffeau est fissuré en profondeur, ou encore lorsqu’à la base de l’aquifère turonien existe un niveau lumachellique très transmissif. Cette nappe peut être captive ou libre et vulnérable, selon qu’elle est recouverte ou non par les formations tertiaires peu perméables ;
- La nappe cénomanienne avec, à la base, un niveau discontinu de sables et graviers, très productif. Selon qu’elle est recouverte ou non, cette nappe elle aussi peut être captive ou libre ;
- La nappe comprise dans les calcaires du Dogger (Bajocien et Bathonien, Jurassique supérieur), exploitable sur une surface relativement restreinte du département.

2 – A l’Ouest, les terrains dits « anciens » ou de socle constituent classiquement un aquifère bicouche :
- De la surface à quelques mètres, voire localement quelques dizaines de mètres de profondeur, un niveau aquifère capacitif, constitué de sables plus ou moins grossiers et argileux, résultant de l’altération de la roche sous-jacente ;
- En-dessous, le massif rocheux qui est transmissif là où il est fracturé et fissuré, jusqu’à une centaine de mètres environ.
Les ressources en eau ainsi constituées sont de petites tailles, et sont aussi rapidement asséchée que remplies en hiver où elles alimentent de nombreuses petites sources.

3 – Les alluvions de la Loire sont, classiquement, formées par 3 couches superposées : les alluvions supérieures fines moyennement aquifères, les argiles bleuâtres (jalle) constituant un niveau peu perméable discontinu, et les alluvions de bases grossières. La nappe des alluvions ligérienne est une nappe productive, mais vulnérable et en forte connexion avec le fleuve.

